Les étapes de culture

Cette page présente les principales activités de l'osiériculture, mettant en lumière le processus de production de l'osier.

La plantation

La plantation de l'osier s'effectue de manière dense. L'osier est implanté sous forme de boutures, avec un espacement de 80 cm entre les rangs et de 15 cm entre chaque bouture. Cette densité favorise la croissance verticale des brins.

La plantation a été réalisée manuellement, grâce à la collaboration de mes amis. Un travail du sol, incluant le labour et le hersage, est également requis.

 

L'entretien

Dans le cadre de la gestion de mon exploitation, j'ai pris la décision d'implanter des bandes enherbées entre les rangs. Ces bandes doivent être entretenues mécaniquement, en particulier lors de la reprise de l'osier au printemps.

L'osier nécessite une surveillance attentive afin de prévenir l'apparition de ravageurs tels que les insectes, certaines maladies, ou encore le gibier. Pour éviter l'abroutissement causé par le gibier, la plantation est protégée par une clôture électrique.

La récolte

La récolte de l'osier s'effectue durant la saison hivernale, après la chute des feuilles. Ce processus est réalisé à l'aide d'un motoculteur, dont la barre de coupe et le corps ont été spécialement adaptés à cette fonction.

Une fois les brins coupés, ceux-ci sont soigneusement regroupés en bottes et entreposés en vue de leur tri ultérieur.

Le tri : une étape essentielle

Cette étape revêt une importance cruciale, car elle permet d'éliminer les brins non conformes. L'objectif est de garantir une qualité exceptionnelle d'osier pour les applications en vannerie.

Le tri

 

Les bottes, une fois extraites du champ, seront soumises à un tri manuel rigoureux. Elles seront classées selon des catégories de taille spécifiques.

Les brins présentant des défauts, tels que des attaques de parasites, des branches inappropriées ou des cimes trop sèches, seront systématiquement éliminés. Seuls les brins exempts de défauts seront retenus. Cette étape est effectuée exclusivement à la main, garantissant ainsi un contrôle de qualité optimal.

Par la suite, les brins sélectionnés seront regroupés en bottes, puis pesés. Ils seront ensuite soit dirigés vers le routoir, soit soumis à un processus de séchage approprié.

 

La mise au routoir

 

Il est impératif de placer les bottes d'osier, préalablement triées, dans un fond d'eau. Elles resteront ainsi en attente jusqu'au début du mois de mars. À partir de ce moment, il convient d'apporter une quantité substantielle d'eau à l'osier afin de favoriser son développement végétatif.

La montée de sève induira le détachement de l'écorce sur les brins. Ce processus permettra de peler l'osier, le transformant ainsi en osier blanc. Ce dernier sera commercialisé après une phase de séchage s'étendant jusqu'au mois de septembre.

La mise au séchoir

 

Après le tri des bottes, celles-ci sont soigneusement entreposées dans un espace sec et bien ventilé, ce qui favorise le processus de séchage de l'osier. Cette phase de séchage se prolonge sur une période d'environ six mois.

Une fois que l'osier a atteint un état de séchage optimal, il sera prêt à être commercialisé.